
Encre Noire à L'Extrême
Eau de Parfum
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Notre avis expert
Lalique Encre Noire à l'Extrême, c'est ce qui arrive quand on pousse un parfum déjà intense encore plus loin. Si vous connaissez l'Encre Noire classique et que vous le trouvez trop sage, celui-ci va vous réconcilier avec la marque. On est sur un boisé aromatique qui ne fait pas dans la dentelle — le cyprès ouvre le bal avec une brutalité assumée, presque agressive dans les premières minutes, la bergamote apporte juste ce qu'il faut de fraîcheur pour éviter l'overdose. Cette ouverture fracassante fait que beaucoup repartent avec un échantillon plutôt qu'un flacon entier lors du premier essai.
Un vétiver poussé à l'extrême par Nathalie Lorson
En boutique, on voit tout de suite la différence avec l'original : c'est plus sombre, plus masculin, plus affirmatif. Nathalie Lorson a travaillé le vétiver sous tous ses angles — vétiver haïtien en tête avec ses facettes fumées, vétiver classique au cœur pour l'élégance, le tout renforcé par un encens qui donne une dimension spirituelle au parfum. Cette parfumeuse talentueuse, connue pour son travail chez IFF, a créé ici une composition qui divise : soit on adhère complètement, soit on fuit. C'est le genre de composition qui fait réfléchir avant de l'acheter, et c'est exactement ça qui est recherché.
L'iris en racine apporte une note terreuse que tous les clients ne captent pas immédiatement, mais qui fait toute la sophistication du parfum. Cette matière première coûteuse, qui demande trois ans de séchage avant utilisation, se révèle progressivement sur la peau. Le fond benjoin-santal-patchouli, c'est du classique bien maîtrisé — on reste dans le registre boisé sans tomber dans l'écœurement. Le patchouli ici n'est pas celui des parfums orientaux sucrés, mais une version brute, terreuse. Lancé en 2015, il a trouvé son public parmi ceux qui cherchent un parfum de caractère.
Franchement, c'est un parfum qui demande de la confiance en soi. Pas question de le porter en toutes circonstances — c'est plutôt un parfum de soirée, de rendez-vous important, de moment où on veut marquer les esprits. En pleine journée au bureau, il risque d'être trop présent. Le sillage est là, la tenue aussi, mais il faut assumer. Comptez une bonne dizaine d'heures de tenue sur vêtement, avec un sillage qui porte à plus d'un mètre les deux premières heures.






